A la one again

Une des premières choses que j’ai dites en me levant tout à l’heure en me levant; mon état physique et mes fringues justifiaient cette expression. Puis j’ai tilté tel un flipper et je me suis dis « bordel t’es conne ou quoi, pourquoi tu utilises cette expression qui littéralement veut rien dire ».

Il doit y avoir des gens sur cette planète si érudits qu’ils savent d’où viennent cette expression bâtarde que j’utilise depuis l’école primaire. Rien ne vaut un petit tour succinct sur le oueb pour éclairer ma lanterne de quiche folle.

vendredi 19 octobre 2007 à 02:04, par alvas.
A la Wanagain : Anglicisme utilisé dans les cours d’école. La première utilisation de cette expression remonte à l’époque de Jeanne D’Arc, qui suite à la libération d’Orléans, hurla aux Anglais alors en fuite « I Wanagain » (I won again – J’ai encore gagné). Au fil des âges cette expression fût alors utilisée dans moultes circonstance, notamment lors de la victoire historique des Francs en finale de Coupe Graalis (équivalent de l’actuelle Coupe Davis – Jeu de Paume). Vous l’aurez donc tous compris, « A la Wanagain » signifie victoire, Winner. Dire de quelqu’un qui porte un Blouson à la Wanagain revient donc à lui dire qu’il porte un blouson de guignol.

Mais une personne ne semble du même avis :

mardi 30 octobre 2007 à 15:12, par Florent V.
C’est marrant, j’avais déjà fait ce genre de recherche (non concluante), pour trouver la «bonne» orthographe. Je ne sais pas d’où ça vient, mais en tout cas c’est très phonétique. On a, au choix:
à la one again;
- à la wanagain;
- à la waneguène;
- etc.

Étymologie: il me semble que rapproche souvent cette expression d’Eugène Onéguine, d’Alexandre Pouchkine. Dans une scène célèbre, Onéguine doit fermer de toute urgence les vannes du barrage qui protège la ville («Eugène, ferme les vannes!»), mais fais ça comme un malpropre et la ville est inondée. Suite à quoi, son ami Vladimir Lenski perd son chien (quarante centimètres d’eau recouvrent la ville, et le pauvre animal n’avait pas pied), et fou de douleur défie Onéguine en duel. Onéguine tue son ami, et fuis la ville.

Dans les années 1950, le jeune Jacques Chirac réalise une traduction française du roman qui ne sera pas publiée. Il la fait tout de même lire à un camarade étudiant britannique, qui s’amuse d’une tournure de phrase («À la vanne, Eugène!»), et annonce à Jacques qu’il a, je cite, «traduit ce passage comme un malpropre».

Au cours des années 70, l’anecdote fera le tour des ambassades britanniques sous l’impulsion de cet ancien camarade, devenu diplomate. Aux soirées de l’ambassadeur, on mange des Féréraux Cailloux «à la wann, Euguène!», c’est à dire comme un malpropre, en foutant du chocolat partout.

L’expression est réintroduite en France par des journalistes habitués des soirées de l’ambassadeur, et qui décrivent ainsi les papiers mal torchés qu’il faut produire en vitesse lorsque le bouclage approche.

Jacques Chirac ne fera pas de commentaire sur ce sujet, mais on sait de source proche de l’ancien président qu’il aurait fait pression sur l’Académie Française et la commission de terminologie et de néologie pour que cette expression soit passée sous silence (ni recensée, ni étudiée, ni «régularisée»).

Voilà pour l’étymologie que j’ai pu retracer.

Par contre, je ne voudrais pas manquer de respect à alvas, mais l’explication qu’il avance est totalement fantaisiste. (Je ne dirai pas que ça confine au foutage de gueule, mais je n’en pense pas moins. )

Nous voila bien avancés, la première explication me plait plus mais la seconde est tellement fendarde. Allons voir ailleurs…

à la one again : approximation d’anglais que l’on peut compléter à sa guise pour montrer une maîtrise encore plus grande de la langue de Shakespeare (et de beaucoup d’autres, mais c’est comme ça qu’on dit) : à la one again fly, à la one again people, à la one again more, etc.

Cette définition et d’autres qui lui ressemblent reviennent très souvent sur la toile, étrangement c’est jamais dans ce sens que je l’emploie. Lorsque phonétiquement je prononce un truc qui ressemble à « a la one again » je veux toujours exprimer quelque chose de brouillon, de bâclé, de fait à l’arrache. Également viable pour quelqu’un d’autre, contexte : Tu as acheté un truc à la one again (un truc merdique parce que t’avais pas envie de réfléchir ou de dépenser bcp de fric).

Mais la définition de cette expression pré-pubère m’interpénétrasse pas, ce qui m’intéresse c’est son origine et me voila pas vraiment plus avancée.  En fouillant tout ça j’ai bien rigolé…