L’activisme…

J’ai vu hier le docu « The Weather Underground » sur la tentative du renversement du président Nixon lors de la guerre du Vietnam. L’activisme dans les années 60 était quelque peu notoire et son fonctionnement purement pacifiste, en 70 les choses changent.

Si je devais choisir mon film préferé au sujet de l’activisme ça serait surement « Zabriskie Point » de Michelangelo Antonioni. Une vraie perle ou partie des dialogues sur les instructions activistes vous rendent hilares.

Lorsque l’on se penche sur certains bouquins de la Scientologie ils expliquent que la violence est la seule issue lors d’un acte d’activisme. Ils citent pas mal d’exemples historiques remaniés à la sauce Ron Hubbard, c’est tellement bien fait qu’il y a de quoi semer le trouble dans la tête des intellos paumés..hm (mais quelle supercherie).

Bob Dylan lui même disait que l’activisme politique était une pratique underground violente à caractère paranoïaque mais qu’avec un peu d’instruction on évite de justesse le vandalisme. 

Good Night and Good Luck

Concernant le film de Clooney, c’est pour le moment mon gros coup de coeur ciné 2006.

Pourquoi ? Je crois que c’est pour un mix de tout ce que j’ai pu ressentir pendant ces 1h33 minutes, film sobre, délicat, pudique, efficace, intéressant et pour une fois le N&B dans un film actuel n’est vraiment pas là pour faire « style ».

Quant à l’interprétation des comédiens, ils sont collé à la glue sur leurs personnages. Pas besoin de longs discours, quelques regards appuyés et bcp de silences valent tout les dialogues du monde. Quant à Peter Strathairm il est tout simplement « beau » dans ce rôle.

Le voir en version originale sous-titré est obligatoire !

Qu’avait « La Nouvelle Vague » de si novateur ?

Un changement de ton radical et très contemporain, les moins de 35 ans eurent la sensation de se retrouver sur l’écran alors qu’ils étaient habitué au Cinéma Français avec de gros budget et têtes d’affiches hyper connus avec dialogues très précis au souffle près. Un Cinéma qui prenait pas vraiment en compte toutes les préoccupations de la vie quotidienne et à contrario cette nouvelle vague nous montrait des jeunes hommes et femmes comme nous aurions pu à l’époque rencontrer dans la vie de tout les jours.

Beaucoup des Cinéastes de la nouvelle vague étaient critiques (parfois même virulents), peu d’entre eux ont été assistants ou bien fait des études de cinéma. C’est à dire qu’ils sont pas passé par le mode d’apprentissage de la génération antérieure mais ils ont pour la plupart écrit sur le Cinéma pendant 8/10 ans avant de passer derrière la caméra.

Ils essayeront de plier le Cinéma toujours à la première personne, ils ont ensuite changé entièrement le monde de financement en prenant en compte des financements privées, sans star et avec authenticité. Ces réalisateurs ont charmé petit à petit les producteurs car avec peu d’argent ils sont su démontrer qu’ils arrivaient à faire des films. Et quand bien même le flim était un échec celui-ci avait de toute manière pas coûté bien cher. Cinéma nourrit de névroses, fantasmes, de personnage construit tjs à la première personne ou les mœurs sont contemporains.

C’est aussi une nouvelle génération d’acteurs car ils voulaient pas de stars parce qu’elles imposaient des désidératas et ces cinéastes préfèrent créer leurs propres stars. Il s’agit aussi d’un Cinéma engagé, dont la seule valeur pour ses réalisations est la création artistique, ensuite vient l’engagement politique mais l’engagement artistique reste le principal attrait privilégiant les enjeux personnels aux enjeux sociaux.

Ces gens ont su imposer l’idée que le Cinéma pouvait être un Art, dont aujourd’hui l’héritage est le Cinéma d’auteur.

Alice Guy, première femme cinéaste.

Extrêmement prolifique, originale et inventive; Alice Guy a réalisé et mit en scène plus de six cent films.

Alors que des noms comme Edison, Lumière, Feuillade ou bien encore Méliès restent dans les mémoires; le sien est presque passé aux oubliettes. Presque car il aura fallu attendre la fin des années 50 pour que la Cinémathèque Française lui rende un tout petit hommage et 1975 pour qu’en fin nous puissions lire sa biographie.

Au départ cette dame travaille au « Comptoir Général de la Photographie » comme collaboratrice mais elle s’intéresse de très près au travail des frères Lumière, elle est même présente lors de leur première projection publique. Mais très vite son ex collègue de travail au « Comptoir….. » se lance dans la production et Alice deviens la première cinéaste maison. Cet homme c’est Léon Gaumont et celui-ci lui laisse assurer la prospérité de l’établissement pendant onze ans.

Alice ne s’arrête pas là, elle raffole de tout ces nouveaux moyens d’expression et le Cinéma la rends plus imaginative que tout ses contemporains. Elle mets en scène les premiers films de fiction et exploite a fond les nouvelles potentialités de ce nouvel art. Précisons qu’à cette époque le Cinéma sert d’instrument scientifique (capturer le réel) ou bien de support documentaire.

Pendant ce tps Alice réalise « La Fée aux Choux » le premier film de fiction de l’histoire du Cinéma, un court d’une minute trente qui conte l’histoire d’une fée qui cueille les bébés qui sont dans les choux. Pour l’artiste le Cinéma doit impérativement nous transmettre l’idée du rêve et de la liberté d’expression.
Elle est ensuite la première à écrire des scénarios, des centaines de scénarios…de demander à maquiller les comédiens, de mettre en scène des décors et également la première à s’attaquer aux adaptation cinématographiques d’œuvres littéraires.

Je voudrais pas trop vous en dire mais vous feriez un cadeau en or en vous procurant la bio : « Alice Guy, Autobiographie d’une pionnière du cinéma » par Claire Clouzot et Nicole-Lise Bernheim Éditions DenoÏl- Gonthier.

Charley Bowers un génie oublié !

L’homme est un des cinéastes les plus énigmatiques de l’histoire, entre funambule et cinéma il y a eu qu’un pas. Le frapadingue au génie comique indéniable nous à laissé quelques traces de son oeuvre.

Ses films étonnent, font rire, nous bluffent par leurs inventivité et les amateurs d’animation apprécieront j’en suis certaine cette collection de courts métrages très rares. Entre l’image, le parlé, le muet, les dessins à l’encre et les animations le coffret provoque une sorte de fascination archéologique visuelle très forte. Ces 15 films fabriqués entre 1917 et 1941 sont d’une qualité dvd excellente…

Les fous des films silencieux aimeront l’innombrable idées étranges, absurdes et marrantes qu’il ose mettre en scène, sa façon soigné de filmer et le nombre d’effet spéciaux plein de malice. Quand à la musique elle à accompagne assez bien les actions du film.

Quel talent comique, inventeur fou et naïf Bowers nous entraîne dans ses essais de résolution des problèmes à l’aide de machines et objets zarbi et merveilleux.L’énergie qu’il déploie est considérable, déconcertante et je me demande parfois comment il à fait pour mettre en scène certaines situations qui semblent vachement compliquées.

Waking Life, un film d’animation stimulant.

Sorti l’hiver 2001, dommage que le film n’a pas eu l’opportunité de faire l’objet d’une exploitation en salle et en vidéo. Néanmoins il est toujours possible de l’acquérir : ici (en vost français et zone 1 pour une somme raisonnable).

L’utilisation du « rotoscoping » donne à l’image une grande singularité visuelle qui colle parfaitement au film, l’animation étant confiée à plus de 20 animateurs différents. L’esthétique du film est un big patchwork des diverses sensibilités des protagonistes aux commandes, sorte de puzzle visuel qui est alors rendu cohérent par la présence permanente des images réelles fabriquées au cours du tournage.

Ce long métrage fut affublé du « interdit aux -17ans » non pas pour ses images violentes mais plus pour ses propos parait-il choquant. C’est pourtant un travail qui mérite un minimum d’attention, comme une longue discussion entre le film et vous-même. Il nous entraîne d’abord vers un enfant sans nom puis vers un jeune homme qui évoluera dans un monde onirique en changeant petit à petit ce qui nous est donné de voir.

Nous observons toutes les sortes de personnes occupées dans la conversation, selon le type de personnalité les échanges seront pas forcément relégués aux préoccupations habituelles et pourront facher le spectateur avec ses propres hésitations et incapacités de sentir, penser et exprimer à l’extérieur notre malaise face aux doctrines sociales imposées par notre société. Ce n’est pas le genre de film que vous regarderez quand vous voulez l’aventure, l’amusement, l’intérêt profond, l’observation facile, etc…

En d’autres termes, ce n’est pas non plus un film pour l’impatient mais plutôt pour ceux qui aiment se poser ce genre de questions : Comment interprétons-nous des mots ? Comment avons-nous développé notre langue et surtout pourquoi ? Quel objectif nos rêves atteignent-ils?

Revisitant le modèle du « non récit » Richard Linklater célèbre la curiosité, vous suivez le personnage entre éveil ou réveil ou il rencontre diverses idées et théories. « Ah ici il vient de se sentir vivant grâce à l’acte de poser des questions et d’obtenir des réponses. »

Nous apprenons vite que le personnage principal est en train de rêver et d’expérimenter « Le rêve lucide », vous savez le moment hyper conscient ou nous avons la conscience de rêver ? Cet état est interessant car malgré cette révélation bien souvent ça nous réveille pas immédiatement, comme si nous voulions rester dans cet état onirique.

Waking Life est un vrai film contemporain non rempli d’histoires insipides et éventées, ce n’est pas une histoire mais bien un rêve.

Si vous êtes intéressé par les films cassant toutes les possibilités de rester dans le vrai monde, cette petite merveille est pour vous ! La fin du film, laisse le récit, le personnage et nous même comme en suspension, une véritable ouverture.

Suicide Club : gore mais pas seulement…

[Synopsis] Une épidémie de suicide infeste soudainement la ville de Tokyo, les autorités sont complètement déroutées. Les jeunes sautent des bâtiments, une femme se mets la tête dans le four et d’autres se jettent sous un train.

Un film qui commence avec 54 lycéennes se jetant sous un train en se tenant la main ne peut pas être complément mauvais. Rien que pour cette scène archi gore et esthétiquement parfaite le film devrait être vus de tous.

L’escalade va t’elle continuer ? Il y a t’il un culte secret du suicide ?
Ou alors le girls band « Dessert » composé d’une bande de fille de 11 ou 12 ans laissent des messages subliminaux ? Vu quelles sont tout les médias et que les paroles de leurs chansons peuvent avoir un double sens…
La police est perplexe, il y a un web site anonyme dont des points rouges et blancs justes changent selon le nombre de suicides. Les points semblent représenter les victimes et apparaître juste avant qu’un suicide soit commis.

Ce film possède pas mal de moments assez comiques, malgré l’horreur la terreur est décrite avec finesse. Le film n’offre pas des réponse faciles, c’est un sauvage amusement qui à réussi à attirer mon attention du début à la fin.

l y a des scènes qui soulèvent des questions. Pourquoi le vigile de l’hosto a-t-il vu les fantômes des deux infirmières ? Pourquoi l’autre vigile ne s’est-il pas tué aussi ? Les sites « www.maru.ne.jp » & « Ruins.com » sont t’ils liés ? Pourquoi était-ce le dernier concert des « Desserts » ? Un rapport entre l’oms et ces gosses ? etc… Des dizaines de questions, au bout du deuxième visionnage, le premier c’était plus du double. Le sentiment global que le film vous laisse est plus au final bien plus importante que la solution au puzzle, enfin c’est le sentiment que j’ai eu.

Cette ligne entière des films Japonais les plus originaux, les plus zarb, les plus violents et intrigants sur le marché d’aujourd’hui et qui pour la plupart malheureusement ne seront probablement jamais vu par le public occidental en salle.

Trouble in Paradise

[Synopsis] Les aventures de Gaston : Gentleman voleur/cambrioleur et de sa petite amie Lily qui jettent leur dévolu sur des riches afin de les escroquer. Le tout avec manière, assurance et élégance.

En tant que réalisateur, Lubitsch était fort, sa maîtrise de toutes les techniques de cinéma était simplement comparable a Mankiewicz. Ce n’est certainement pas le film le plus connu d’Ernst Lubitsch mais c’est une comédie pour adulte élégante et divertissante. Naturelle et fine intelligence évidente dans les dialogues, un comédie plein d’esprit des années 30 Hollywoodiennes dans le respect et la sensualité qui ne peut que vous charmer.

Je pense à la scène dans laquelle le caractère fortement sophistiqué de Gaston et le caractère subversif de Lily se reposant près de l’un l’autre dans la chambre à coucher de Gaston, où celui-ci mange son petit déjeuner. Tous les deux ont des expressions intensément sournoises sur leurs visages, Lily parce qu’elle est tentée de voler les bijoux qui sont près du lit, et Gaston parce qu’il la laisse tremper son beignet dans son café sans communiquer.

Il a tant de moments merveilleux, mon préféré, peut-être, quand il arrange les cartes a jouer pour une partie lors d’un dîner et qu’il essaye de déplacer son rival très romantique aussi loin que possible de l’objet de son affection.

Comédie Culte!

« Debout les campeurs et haut les cœurs ! N’oubliez pas vos bottes, parce que ça caille aujourd’hui !!! »

Pas la peine de vous raconter le film vous le connaissez certainement tous : Dans cette histoire, l’âme du héros continue à se développer s’accroître, malgré que le temps tourne en boucle. S’il ne fait rien de différent les événements se répéteront mais si il change son comportement les gens répondront à ses nouvelles actions en ouvrant toutes sortes de possibilités et il pourra jouer avec le déploiement des évènements.

L’homme essayant de commencer une conversation au dessus des escaliers, la vieille connaissance de lycée l’identifiant sur la rue, le rituel du jour de de la marmotte raaaa !!

Comédie ultra connue, hyper accessible, multi diffusée et pourtant je m’en lasse jamais…

La puissance du scénario c’est la manière dont on s’identifie forcement à l’idée de vivre nous aussi la même journée. Il est arrogant, sarcastique, absorbé dans ses propres malaises et sans espoir et il se trouve dans une situation inexplicable

Mais, à la grande différence de nous il obtient le luxe d’être coincé le même jour jusqu’à ce qu’il l’obtienne des solutions à sa vie. Considérant que la plupart d’entre nous passons semi automatiquement la plupart de nos jours de manière très semblables sans avoir le pouvoir d’arrêter réellement le temps.

Comment réagirons nous ? Murray entre classe et drôlerie s’en sort pas si mal en fin de compte dans cette journée sans fin.
En fin compte il retrouve son intimité et fait preuve de créativité et sa misogynie disparaît naturellement.

Ce film réussit à plusieurs niveaux, le plus évident de ce qui est comique de manière indiscutable. Cependant, il soulève également une question philosophique intéressante sur la condition d’une vie sans mort car tout recommence et naturellement la vie cesse d’être un problème et nous pouvons devenir authentique. La conclusion est certes douce et non amère mais c’est largement pardonnable car en nous montrant cette transformation le film fournit les contreparties fictives d’une 

une expérience universelle.

Mankiewicz, l’homme raffiné !

Joseph Leo Mankiewicz est né en 1909, le 11 février dans une petite bourgade de Pennsylvanie. Petit il rêvait d’être psychiatre, mais il se dirige finalement vers des études de Lettres. Il sera un étudiant brillant avec un fort désir d’indépendance et d’érudition voulant a tout prix ressembler a son grand frère Herman.

Un ami lui écrit d’Allemagne et lui raconte sa vie sur place, séduit Mankiewicz pars vivre a Berlin. Il cumulera un travail de correspondant local pour le « Chicago Tribune » et la rédaction de sous-titres en anglais pour les films de la U.F.A, trois ans plus tard il se fait virer suite a une erreur volontaire sur une traduction, sur les conseils de son frère il s’installe a Hollywood. En effet ce n’est pas innocent, Hollywood est en pleine effervescence grâce aux grands débuts du Cinéma parlant et un nouveau métier prends toute son importance : Dialoguiste. Mankiewicz se fait engager par la « Paramount » comme tel mais une fois sur place il apprendra assez rapidement les ficelles pour être un bon Scénariste et ou il signera les dialogues de 19 films, puis il partira bosser pour la « MGM » comme Scénariste-Dialoguiste.

Mais l’homme n’a qu’une seule idée en tête, la réalisation. Avant de s’essayer au travail de cinéaste il produira des films de Lang, Cukor, Ford et d’autres réalisateurs du moment. Manziewicz avait une aptitude extraordinaire a s’entendre merveilleusement avec les femmes, bcp d’actrices l’avait comme ami et de ce fait l’homme connaissait tout les potins d’Hollywood. Mais en 1943 Mankiewicz se fait virer de la « MGM » pour avoir eu une relation secrète avec Katharine Hepburn alors qu’il produisait l’un des films de Cukor ou elle jouait dedans, Cukor très fâche demanda explicitement a la MGM son renvois.

En 1945, a l’âge de 36 ans Mankiewicz réalisera enfin son premier film : « Dragonwyck » et il sera le seul cinéaste de son époque a avoir travaillé par toutes les étapes de création avant de pouvoir faire son travail de réalisateur. L’enfermement dans ce « Château du Dragon » s’avère saisissant et Mankiewick peut se donner un grand espace de puissance narrative.

D’entrée nous retrouverons les thèmes fétiches du cinéastes, les jeux de séductions, la possession et jalousie, le mensonge et la trahison, la mélancolie et la folie, la servilité et la domestication mais surtout le ton Mankiewicz, des dialogues incroyablement classes, bien écrits et ponctués.

Suivrons ensuite les :
« Somewhere in the night » (Quelque part dans la nuit – 1946)
casting : John Hodiak, Nancy Guild, Richard Conte, Lloyd Nolan, Josephine Hutchinson, Margo Woods et Fritz Kortner.
synopsis : Amnésique, un ancien marine enquête sur qui il est. Un nom revient sans cesse, Larry Cravat, un type également pourchassé par des truands.

« The Late George Apley » (Un mariage a Boston – 1946)
casting : Ronald Colman, Vanessa Brown, Richard Haydn, Edna Best, Percy Waram, Charles Russell et Richard Ney.
synopsis : A Boston, en 1912, le vénérable George Apley est une des personnalités les plus respectées de la ville. Bostonien de souche, il veille à ce que ses enfants soient élevés dans le respect des traditions.

« Ghost and Mrs Muir » (L’aventure de Mme Muir – 1947)
casting Gene Tierney, Rex Harrison, George Sanders, Edna Best, Vanessa Brown, Anna Lee, Robert Coote et Natalie Wood.
synopsis : Au début du siècle, une jeune veuve qui vient de s’installer avec son enfant dans une maison qu’on dit hantée rencontre le fantôme du lieu.

« House of Strangers » (La maison des étrangers – 1949)
casting : Edward G. Robinson, Susan Hayward et Richard Conte
synopsis : Max Monetti sort de prison et retrouve ses trois frères. Il sait que l’un d’eux l’a dénoncé à la police alors qu’il essaye de sauver leur propre père de la prison.

« Letter to Three Wives » (Chaînes conugales – 1950)
casting : Jeanne Crain, Linda Darnell, Ann Sothern, Kirk Douglas, Paul Douglas, Barbara Lawrence, Jeffrey Lynn, Connie Gilchrist, Florence Bates et Hobart Cavanaugh.
synopsis : Trois femmes partent pour des vacances, laissant chacun leur mari à la maison. Juste au moment de partir, elle reçoive une lettre d’une amie qui leur annonce qu’elle est partie avec le mari de l’une d’entre elles.
*Oscar’s du meilleur réalisateur et meilleur scénario*

« All About Ève » (Eve – 1951)
casting : Bette Davis, Anne Baxter, George Sanders, Celeste Holm, Gary Merrill, Hugh Marlowe, Gregory Ratoff, Barbara Bates, Marilyn Monroe, Thelma Ritter et Walter Hampden.
synopsis : Eve Harrington reçoit une récompense pour son interprétation d’une pièce de thèatre. Certains se souviennent de son ascension. Elle s’était introduite dans l’intimité d’une vedette sur le déclin, Margo Channing et c’est là le début d’une montée vers le succès qu’elle fait sans aucune hésitation et aucune morale.
*Oscar’s du meilleur film, réalisateur, scénario, second rôle, costumes et son*

« People Will Talk » (On murmure dans la ville – 1951)
casting : Cary Grant, Jeanne Crain, Finlay Currie, Hume Cronyn, Walter Slezak et Sidney Blackrner
synopsis : Le docteur Praetorius enseigne à la Faculté de médecine. Il dirige aussi l’orchestre des étudiants et alterne donc cours, répétitions et visites à sa clinique. Partout, Noah Praetorius est accueilli avec la chaleur et la sympathie que lui-même dispense généreusement à ses amis, collaborateurs et patients, Pour ce médecin hors du commun, le malade est avant tout un être humain qui attend plus de réconfort de l’aide morale du praticien que de ses remèdes. Noah, cependant, n’a pas que des amis.

« 5 Fingers » (L’affaire Cicéron – 1952)
casting : James Mason, Danielle Darrieux (héhé), Michael Rennie, Walter Hampden, Oscar Karlweis, Herbert BergLof, John Wengraf, A Ben Astar, Roger Plowden, Ivan Triesault et Lawrence Dobkin.
synopsis : A Ankara en 1944, Diello, valet de chambre de l’ambassadeur d’Angleterre, livre aux allemands sous le nom de code Cicéron des renseignements ultra-secrets. Il bénéficie de la complicité de la comtesse Staviska qui le roule en partant avec le butin. Suspect pour les deux camps, Diello livre aux Allemands les plans du débarquement anglais et s’enfuit. Les Allemands ne prennent pas les plans au sérieux et Diello découvre qu’il a été payé en faux billets.

«Julius Caesar » (Jules César – 1953)
casting :John Doucette, George Macready, Michael Pate, Louis Calhern, Edmond O’Brien, Greer Garson, Deborah Kerr, Marlon Brando, James Mason, John Gielgud, Richard Hale, Alan Napier, William Cottrell, John Hardy et John Hoyt.
synopsis : Après l’assassinat de Jules Cesar, Marc-Antoine fait mine de sympathiser avec les traîtres pour mieux venger César.
*Oscar de la meilleure direction artistique*

« The Barefoot Contessa » (La comtesse aux pieds nus – 1954)
casting : Humphrey Bogart, Ava Gardner, Edmond O’Brien, Marius Goring, Valentina Cortese, Rossano Brazzi, Elizabeth Sellars, Mari Aldon, Warren Stevens et Bill Fraser. synopsis : Durant les obsèques de la comtesse Torlato-Favrini, chacun revoit son histoire. Simple danseuse à Madrid, elle fut élevée au rang de star par un producteur d’Hollywood. Elle épousa le comte Torlato-Favrini, qui se révéla impuissant. Soucieuse de lui donner un fils, elle prit un amant. Le comte la tua.
*Oscar du meilleur acteur de second rôle*

« Guys and Dolls » (Blanches colombes et vilains messieurs – 1954)
casting Marlon Brando, Jean Simmons, Frank Sinatra, Vivian Blaine, Robert Keith et Stubby Kaye.
synopsis : Nathan Detroit met Sky Masterson au défit de séduire la s?ur Sarah Brown. L’enjeu : la somme de 1000 dollars, ce qui lui permettrait, s’il gagne, d’organiser une partie de Craps pour les joueurs et gangsters de la ville.

« The Quiet American » (Un américain bien tranquille – 1958)
casting : Audie Murphy, Michael Redgrave, Claude Dauphin, Giorgia Moll, Bruce Cabot et PeterTrent.
synopsis : Indochine 1952. Un policier français enquête sur la mort d’un américain qui avait pour maîtresse une asiatique qu’il partageait avec un journaliste.

« Suddenly, Last Summer » (Soudain l’été dernier – 1959)
casting Elizabeth Taylor, Montgomery Clift (//coeur), Katharine Hepburn, Albert Dekker, Mercedes McCambridge, Gary Raymond et Mavis Villiers.
synopsis : Dans la Nouvelle-Orléans de 1937, une riche veuve, Violet Venable, propose de financer l’hôpital public Lyons View si l’un de ses praticiens, le docteur Cukrowicz accepte de pratiquer une lobotomie sur sa nièce Catherine Holly. Celle-ci est internée depuis le décès mystérieux, durant un périple estival, de Sebastian Venable, poète et fils de Mrs Venable. La version que raconte Catherine du décès de Sebastian paraît tellement loufoque, que Violet la croit folle à lier.
*Oscar de la meilleure actrice*

« Cléopâtra » (Cléopâtre – 1963)
casting Elizabeth Taylor, Richard Burton, Rex Harrison, Pamela Brown, George Cole, Hume Cronyn, Cesare Danova, Kenneth Haigh, Andrew Keir et Martin Landau.
synopsis : 48 avant Jésus-Christ. Victorieux de la guerre civile contre Pompée, César revient en Egypte où il est séduit par Cléôpatre. Il la proclame reine d’Egypte avant de repartir pour Rome où, deux ans plus tard, Cléôpatre le rejoint. Après l’assassinat de César, Cléôpatre demande à Marc-Antoine de l’aider à fuir Rome pour regagner l’Egypte. *Oscar’s de la meilleure photo et direction artistique*

« The Honey Pot » (Guêpier pour trois abeilles – 1967)
casting : Rex Harrison, Susan Hayward, Cliff Robertson, Cagucine, Edie Adams et Maggie Smith.
synopsis : Cecil Fox, le milliardaire, est sur le point de mourir. Il invite les trois femmes de sa vie à passer un week end dans son château et leur annonce que l’une d’elle va hériter de toute sa fortune.

« There Was a Crooked Man » (Le Reptile – 1970)
casting : Kirk Douglas, Henry Fonda, Hume Cronyn, Warren Oates, Burgess Meredith, John Randolph et Martin Gabel.
synopsis : Pitman cache les 500 000 dollars qu’il a volé dans une fosse aux serpents. Pris et prisonnier, il attend le moment d’aller recupérer son argent.

« Sleuth » (Le Limier – 1972)
casting : Laurence Olivier, Michael Caine, Alec Cawthorne, John Matthews, Eve Channing, Teddy Martin et Karen Monfort-Jones.
synopsis : Un écrivain reçoit chez lui l’amant de sa femme et lui annonce qu’il va le tuer. Ce qu’il fait. Etrangement, l’inspecteur qui se présente devant lui pour l’enquête a les mêmes traits que l’amant qu’il vient de tuer.

Je pense que même ceux qui ne connaissent pas ces films doivent être un peu impressionnés par le nombre d’acteurs dit de « légende » qui ont tourné pour Mankiewicz.

Si je devais vous en conseiller quelques uns parmi cette liste pour commencer, euh je pense que ça serait :
« Sleuth » (Le Limier) pour la subtilité de son scénario et la perfection de ses dialogues.
« Ghost and Mrs Muir » (L’aventure de Mme Muir) envoutant et charnel au possible.
- « Letter to Three Wives » (Chaînes conjugales) pour sa construction narrative éblouissante entre tout ces personnages. C’est l’un des films préféré de Woody Allen, tiens donc !

Mais il va de soit que dans l’ensemble je vous les conseilles tous, sauf peut-être « No Way Out » (La porte s’ouvre) une sorte de plaidoyer anti-raciste assez pathétique dans l’ensemble.

Quoi qu’il en soit le cinéaste paradoxal est l’un des premiers a avoir craché haut et fort sur le système hollywoodien tout en y participant. C’est également a l’époque l’un des seuls qui était pour que les réalisateurs fassent des films pour la télé et il disait a qui voulait l’entendre que les films européens étaient les meilleurs films au monde et que Hollywood n’attendrait jms ce niveau visionnaire et réaliste qu’avait l’Europe vis a vis du cinéma.

Il était également un grand bavard qui adorait raconter des contes dans les repas et qu’inventait des histoires sans cesse des histoires sur les uns et les autres tout en restant, comme elles disaient « un gentleman ».

Tokyo Godfathers

Tokyo, plus froid encore pour ceux qui traînent dans la rue à la recherche d’un peu de chaleur, d’une dose d’humanité. Ce soir c’est Noël, un soir comme les autres. Comment en pourrait-il être autrement pour ces trois personnes ? Gin, Hana et Miyuki vont relever la tête, avancer et se décomplexer de leurs destins brisés.

En effet lorsque qu’un événement plus improbable se produit, toute discorde laisse place a une fraternité ambiante du moins c’est ce qui va se passer dans ce Kyoto sous la neige.

En marchant vers le parc qu’ils squattent pour dormir les trois sans abris vont découvrir un linceul ou « Kyoko » un nouveau né est confortablement enveloppé. Cet enfant possède comme bien qu’un petit mot tendre de sa maman et une mystérieuse clé, Gin et Muyaki décident que c’est un signe du ciel et de s’occuper de lui ce soir de Noël et qu’ils le déposeront a la police le lendemain.

Mais Hana, lui-même enfant abandonné se prends d’affection pour Kyoko et décidera de partir rechercher ses parents, ses deux amis le suivront. Mais cette recherche de l’inconnu sera un réel reflet de difficultés de chacun et ils devront se débarrasser une bonne fois pour toutes de leurs propres fantômes pour essayer de préserver l’enfant.

Ce film est léger, sans prétention aucune mais il est une tendre animation sociale qui use le la richesse de l’environnement de la ville et de cette population en recherche d’humanité. Le dessin est d’une fluidité intéressante et les enchaînements de situations sont plutôt réussies. Le tout dans un humour manga qui fait même un moment fait même une petit clin d’oeil musical la « La Mélodie du Bonheur ».

Voila un bon petit dvd a découvrir, encore un dvd d’animation dont la sortie en salle dépends du succès du dvd. De plus celui-ci contient pleins de bonus sympa et une petite référence directe a la nativité.

A redécouvrir aussi les précédents opus de Satoshi Kon : Millenium Actress & Perfect Blue.

Michael Haneke, réalisateur contreversé…

1989 «Le septième continent (Der Siebente kontinent)» son premier long métrage sort en salle après avoir été refusé par la télé. Ce film inaugure alors une trilogie sur une sorte de constat de la violence par son développement dans nos sociétés modernes. Le tout grâce a une réalisation quasi chirurgicale qui permet de créer instantanément un malaise chez le spectateur. Il nous dévoile un film existentialiste très moderne qui retrace la vie d’une famille glaciale avec des adultes qui ont perdu leur âme et une enfant qui prétend être devenue aveugle afin d’attirer leur attention.

Le volet suivant «Benny’s Video(1992)» nous conte un adolescent vivant dans un milieu bourgeois coupé de toutes communications avec sa famille trop absente et se réfugiant dans son unique passion : la vidéo. Benny perds peu a son sens des réalités et sa rencontre avec une fille dont il tombe éperdument amoureux le conduira définitivement dans l’horreur.

Le troisième et dernier volet «71 fragments d’une chronologie du hasard (1994)» présente a travers des scènes bien différentes la vie d’inconnus, ces gens ne sont que le lot d’une société occidentale atomisé et anonyme. Le soir du réveillon de noël l’un d’entre eux dérape en tirant sur des gens dans la rue sans mobile apparent.

La trilogie sur le pouvoir des média et désintégration des familles est choisie dans la sélection de « la Quinzaine des Réalisateurs (Cannes) » et Michael Haneke est bel et bien lancé dans le monde du cinéma européen.

Le réalisateur autrichien continu ses films plus que dérangeant, 1997 « Funny Games » l’histoire de deux ados qui séquestrent une famille. Ici la violence est difficilement soutenable mais il détourne les codes de violence auxquels nous sommes habitués pour un renversement de situation surréaliste, les tripes du spectateur sont en émoi.

En 2000, Haneke signe son premier film en français « Code inconnu » (avec Binoche), les thèmes de «71 fragments…. » sont repris dans un Paris cosmopolite. Ces persos ont quelque chose en commun, mais quoi ?

Puis vient : le film, celui qui éclatera sur scène mondiale en 2001 grâce au «Grand Prix du festival de Cannes » (cad le prix juste sous la palme d’or..).

Le film en question est «La Pianiste» (avec Annie Girardot, huppert et Magimel), il s’agit de l’adaptation très réussie du roman de du roman d’Elfriede Jelinek. Welter 20 ans tombe amoureux de sa prof de piano sèche et autoritaire vivant toujours chez sa mère femme un peu gâteuse et très têtue. Ce film n’est pas vraiment réservé aux âmes sensibles, mutilation, perversion, masochisme, envoûtant et la prestation d’Huppert est inoubliable. Sujets délicats rarement aussi bien traités au cinéma, ce film reste pour moi un film bouleversant.

Mon rêve était de travailler pour Honda

Véritable Star vivante au japon, réalisateur et acteur de talent, Takeshi Kitano est né en 1949 à Tokyo, Il a grandit dans une famille pauvre de quatre enfants (ou deux de ses frères étaient yakusa). Il compte désormais plus de 25 ans d’une carrière mouvementée et riche en cinéma.

Il commence sa carrière comme artiste manzaï, il s’agit d’une forme de théâtre plutôt traditionnel qui consiste en une succession de sketchs burlesques et satiriques. Il forme un duo comique avec son ami Kiyoshi Beat et forment ensemble Two Beat et se lance à la tv nippone et triomphe pendant toutes les années 80. Grâce a un visage expressif, une diction parfaite et rapide et des répliquent qui piquent au vif le téléspectateur, alors la popularité de kitano explose au Japon. Très vite il devient acteur, d’abord dans « Furyo » (1982) d’Oshima . Sa performance en interprétant le sergent Hara, être brutal et sentimental est saluée unanimement et internationale par la critique. Il se distribuera régulièrement des rôles dans ses propres films, ou son interprétation d’acteur sera juste et puissante, il n’exagère pas son rôle et ses expressions du visage prennent toute l’ampleur désirée.

Dans le cinéma de Kitano, les seconds rôles sont vraiment intéressants, ils évoluent dans un monde désespérément humains. Entre mal de vivre, solitude, violence, misère et cruauté extrême le réalisateur filme un décor poétique, épuré ou le scénario nous prends les tripes dès le début des films, ou la musique et la couleur font preuves tour a tour de mélancolie et d’envoûtements. Son art du langage, l’originalité de son point de vue, son talent de peintre et dessinateur de bd, auteur de romans et recueils de poésie font de ce réalisateur un artiste complet.

VIOLENT COP (1989)
Premier film, engagé au départ comme acteur (à cause de sa prestation dans le film « Merry christmas mr Lawrence » d’Oshima), il remplaça le réalisateur qui se désista. Puis réécrivit le scénar en accentuant la noirceur du film. Le portrait d’un flic un peu autiste qui lutte envers la violence par la violence. Bien qu’impersonnel sur le fond, ça reste un bon premier film, bien gluant de violence ce polar est néanmoins innovant par sa structure.

JUGATSU (1990)
C’est l’histoire d’un jeune mec pompiste un peu bête qui trouve dans une situation délicate après avoir donné un coup de poing a un yakusa qui se moquait de sa lenteur. Kitano trouve ses marques, prépare un style bien à lui. Ce film est original mais est par moment assez brouillon, mais il y a de bons silences, de l’humour et une dose de violence. Étrangement ce film est le préféré de kitano à ce jour.

A SCENE AT THE SEA (1991)
Un éboueur sourd et muet se prend de passion quasi obsessionnelle pour le surf. L’oeuvre la plus mystique du réalisateur, avec d’étranges panoramiques et une belle musique. Dans un style épuré et sans intrigue, Kitano nous mène ou on ne l’attendait pas, les émotions arrivent petit à petit que le film se déroule et une certaine mélancolie s’installe. Rien ne se passe vraiment et pourtant le film est si vivant.

SONATINE (1994)
Un vieux yakuza un peu fatigué deviens le jouet de clans adverses qui veulent l’éliminer. Vivace, pleins de contraste alternant des séquences violentes et esthétisme, sonatine est un film sans vraiment d’équivalent. Belle réflexion sur l’insouciance, la peur et l’enfance des gangsters avec une réalisation réussie entre intrigues et jeux puérils.

GETTING ANY ? (1995)
Un homme naïf a une seule idée fixe : s’envoyer en l’air, pour parvenir à ses fins, tous les moyens sont bons. Critique de la société japonaise par des parodies débiles et parfois hilarante, ce film reste un ovni dans le monde des Yakusa. La mise en scène est inégale mais il reste dans les mémoires, il s’agit peut-être du film que j’aime le moins de sa filmo.

KIDS RETURN (1996)
Deux lycéens qui vont entrer avec excès et violence dans l’âge adulte. Takeshi Kitano devient s’engage en nous montrant la faillite du système éducatif japonais qui speede les meilleurs et ignore les plus nuls. Film cru qui sonne terriblement vrai avec des acteurs excellents qui portent haut le film. Poétique, émouvant et burlesque, ce film ne s’oublie pas.

ZATOICHI (2004)
Au Japon du XIXeme siècle, Zatoichi est un nomade aveugle qui gagne sa vie comme joueur professionnel et parfois masseur. Mais en réalité se cache un très combatif samouraï rapide comme petit tonnerre et dont les coups sont plus précis que ceux de Lucky Lucke. Ce film est un film de commande, on pourrais s’attendre une mauvaise parodie de films de samouraïs mais kitano signe un film divertissant, subtil, décalé et original. Quant à sa prestation d’acteur en combattant aveugle blond décoloré elle est géniale.

HANA-BI (1994)
Nishi un inspecteur de police lâche son coéquipier afin de se rendre au chevet de sa femme mourante, son ami pris dans une fusillade deviendra handicapé et se mettra à la peinture. Pris de remords Nishi quitte la police et braque une banque pour acheter du matos a son pote. Ce film est dans le top 100 de mes films préférés, il est abouti jusque au bout des ongles de pieds de Nishi. Peu de films dissimule autant d’émotions du désespoir. Poétique et violent hana-bi séduit a chaque minute, chaque visage. La musique omniprésente, remplace les silences avec finesse et la réalisation est sobre et quasi parfaite.

L’ETE DE KIKUJIRO (1999)
Masao s’ennuie et habite avec sa grand-mère, grâce a une amie de sa mamie il rencontre un yakusa vieillissant avec lequel il part a la recherche de sa mère. Road-movie calme, ce film est une petite bouffée d’oxygène, il nous émeut, nous fait rire avec des dialogues tout simples. Les couleurs sont belles, le sourire apparaît sur notre visage et nous quitte plus jusqu’à la fin.

ANIKI MON FRERE (2000)
Yamamoto pars à Los Angeles pour ne pas se rendre au clan qui a tué son chef. Il retrouve sur place son frère devenu junkie et dealer et impose très rapidement son comportement de Yakusa en supprimant les bandes rivales. Mais en refusant de traiter avec la mafia, il déclenche un affrontement violent.

DOLLS (2002)
Trois contes inspirés du théâtre Bunraku (Marionnettes), trois histoires entrelacées entre beauté et tristesse, trois histoires sur l’immortel amour. Il faut rendre hommage à l’esthétisme parfait de ce film, ivre de poésie, couleurs et costumes magnifiques. Il m’a laissé muette d’admiration.

Nowhere et partout à la fois!

Araki y signe un gros gâteau avec plein de décorations dessus. Nowhere (1997) est un estouffe-gari; indigeste pour certains, délirant pour d’autres et bruyant pour tout le monde.

Dès le premier quart d’heure j’étais agacée par la surenchère de style, évacuant la trame du scénar afin d’essayer de briller avec sa réalisation, essayer j’dis bien car le tout reste plutôt maladroit.
Bon là il faut quand même s’accrocher et continuer de regarder; en même temps c’est pas si dégueulasse que ça mais c’est assez pénible ces plans saccadés ratés. Pourtant Nowhere intrigue par ses travellings et par sa lumière très sensitive, de quoi trouver quelque chose au final…je m’y accroche !

Greg Araki sait mettre en ergote l’énergie que se dégage de la jeunesse, sait s’effacer devant toutes sortes de comportements approximatifs ou étranges, tel un Easton Ellis.

Bien qu’un film totalement superficiel à la jouissance débile quelques scènes restent réellement étonnantes : le clown avec le chien mort dans les mains, le viol qui nous rends honteux de rire devant, le moment ou les parents de l’adolescent lui parle dans une langue incompréhensible et bien sûr le final ubuesque du film.

Une œuvre en Wharlisation à outrance (quand c’est trop, c’est trop) et coups de délires plus ou moins lourds comme le meurtre avec des tomates. En quelque sorte un film ou Araki s’est permit presque tout, l’improbable, la farce et toutes sortes de pulsions de mauvais goûts mais finalement nous à tenus en émoi, réussit à nous à faire sourire et surtout s’est fait apparemment très plaisir !

Puis bon, comprendre la jeunesse n’est-il pas une chose absurde ? Sur ce plan je suis bien d’accord avec Nowhere !