System Nerd

J’ai acheté mon premier dvd lors de l’hiver 1999, c’était « Jungle Book » de Disney (1968).

Il y a une chose que je souhaitais faire depuis longtemps; lister informatiquement toute ma dvdthèque. Pas pour me branler vanter sur le web mais en accès restreint pour moi même car je sais plus ou j’en suis.

MAIS BORDEL, trop chiant, trop long, trop déplacements aux quatre coins de l’appart, trop de mouvements, trop tout quoi…


Alors pendant que je regardais le nom de la liste resté vierge depuis des mois sur LivingSocial movies me vint la soluce : PRENDRE EN PHOTO les diverses rangées de dvd, une fois les photos down sur mon ordi j’aurais plus à bouger du canapé et pourrait recopier tranquillement ce que je vois sur les images.

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Ouais j’sais c’est con, mais je tenais à vous faire partager mon micro-bonheur d’avoir eu cette idée vers 7H05 du matin.

Allez hop je prends mon reflex et je vais sur ce pas faire le paparazzi at home !

Jeanne Evelyn Atwood, l’engagement.

En détention le temps est comme arrêté. J`ai été tellement concentrée sur mon travail que quand je suis ressortie de prison mes cheveux étaient grisonnants. J`ai l`impression que les sujets que je traite me rendent plus forte. Je suis mieux armée pour la vie. Et je suis devenue impatiente avec les gens qui vivent dans cette espèce de cocon de la normalité.» (Jane Evelyn Atwood)

Américaine, la photographe Jane Evelyn Atwood s’est installée en France fin 1971.

Plus connue pour son millier de clichés sur les femmes en prison, Jane ne s’est pas risquée seulement à ce thème mais sur un peu tout les sujets et milieux dans la volonté de briser les clichés sur les individus en marge de leur société.
Les sans papiers, les réfugiés ou bien encore auteur de plusieurs livres sur les aveugles, la prostitution et la légion étrange. L’un des prix dont elle est le plus fière c’est le prix de « La Fondation Word Press Photo d’Amsterdam » pour son documentaire « Jean-Louis, vivre et mourir du sida » en 1987.

Ce n’est qu’au début des années 90 qu’elle part en Russie pour son tout premier sujet sur les femmes incarcérées, sujet qu’elle étend par la suite sur une dizaine de pays tel que son pays natal ainsi que la France, Suisse, Espagne, Inde… pendant près de neuf années. Au départ, elle n’avait pas dans l’idée de s’intéresser plus particulièrement aux sorts des prisonnières, mais étant donné que l’univers carcéral masculin lui fut interdit d’accès, elle s’est donc tournée naturellement celui des femmes. Elle a rassemblé de multiples témoignages sur la condition des femmes en prison afin de comparer les différents systèmes pénitenciers, écrivant également quelques ouvrages sur le sujet en démontrant que ces systèmes humilient ces personnes plutôt que les réhabiliter. Univers ou 88% des femmes incarcérées le sont pour des actes et délits « non violents ». Photos aux différentes teintes ou se côtoient une gardienne au regard affectueux veillant aux bons soin de ses protégées et celle d’une prisonnière enceinte, menottes aux poignets pendant l’examen avec le gynécologue.

Photographe, auteur et réalisatrice de documentaires Jane Evelyn Atwood nous laisse plusieurs témoignages bouleversants et intelligents. (vous pouvez vous procurer la plupart de ces ouvrages sur le net…)

Nan Goldin, photographe underground.

« Mon appareil photo fonctionnait comme ma mémoire » […] « Pourquoi ce besoin d’être deux est-il si fort ? » […] « Garder des traces de la vraie vie » (Nan Goldin)

J’ai entendu parler de cette célèbre photographe américaine bien avant de voir son expo à « Beaubourg» il y a 4 ans, même trop, les quelques trucs que j’avais trouvé sur le net n’étaient guerre convainquant (et le sont tjs pas). Alors c’est d’un pas vraiment méfiant que je m’approchai de « Beaubourg » .

Je me trouve donc devant un peu moins de 400 photographies de la sulfureuse photographe, ancienne serveuse de bar glauque. Un véritable choc émotionnel, je recevais pleins d’images dans la figure, bordel que c’était brut, sensible et bon.

Nan à photographié ses amis, ses amants, des passants junkies, des drags queens (avant la mode), des transsexuels, des clients alcooliques, des sans abris de manière intuitive et complètement spontanée. De ces photos se dégagent la subtilité des expressions du visage à travers l’amour, la drogue, la prostitution ou bien encore le s.i.d.a, le tout à des années lumière d’une composition picturale soignée.